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Pourquoi le bonheur n’est-il pas au programme scolaire comme le sont les sciences ?

Célébrée le 20 mars, la Journée internationale du bonheur est l’occasion de remettre en question cette notion qui suscite d’innombrables réflexions. Mais dans les établissements scolaires, le bonheur renvoie surtout à l’empathie, au bien-être des élèves et des enseignants, à l’ergonomie des classes et de l’ensemble de l’architecture. La question qui se pose est : pourquoi est-ce que le bonheur n’est pas encore enseigné à l’école ? 

Le bonheur du point de vue des enseignants 

Vous êtes enseignant et rêvez de pratiquer votre métier dans un environnement où le bonheur, le succès et la réussite sont garantis ? Le « Bonheur à l’école » est un sujet qui a déjà été traité par de nombreux chercheurs universitaires, philosophes, psychologues et enseignant qui ont sorti d’innombrables ouvrages sur le sujet, mais qui ne fait pas vraiment partie du programme scolaire. Plus intéressants encore, des blogs comme profdebonheur.fr sont de véritables témoignages du vécu des enseignants qui ont trouvé les meilleurs moyens de concilier bonheur et enseignement, un métier devenu un véritable chalenge où chaque jour est un nouveau défi. 

En effet, la situation réelle de la vie d’un enseignant l’expose à des expériences émotionnelles négatives, des élèves en difficulté de plus en plus nombreux, des politiques éducatives sans cesse modifiées, des situations de précarités et des conditions de travail non adaptées. D’ailleurs, le décrochage est un fait réel chez les enseignants dont 25 à 30 % abandonnent dans leurs premières années d’enseignement, et un taux élevé à 50 % pour les profs qui ont réussi à tenir 5 ans, mais qui vont tout de même se désengager. Pour y remédier, l’on parle aujourd’hui d’Indice de Bonheur à l’École (IBÉ) qui va servir à délimiter le niveau de « bien-être » ressentit dans les établissements scolaires tant par les enseignants que les élèves, mais aussi l’engagement et la réussite. 

Qu’est-ce que la pédagogie du bonheur ? 

Pour arriver à capter l’attention des élèves, les enseignants sont souvent obligés de passer par des sanctions ou des punitions. Et les choses se compliquent lorsqu’il est nécessaire de terminer les programmes alors que les élèves ont déjà eu du mal à tout comprendre, à faire face aux évaluations et à tout retenir en révisant. Pour y remédier, Nathalie Vermes, une jeune enseignante dans l’éducation nationale a innové sa manière d’enseigner en privilégiant le caractère « humain » des relations entre élèves et enseignants. Ainsi, elle n’hésite pas à partager ses vidéos sur les réseaux sociaux pour inspirer les professeurs à permettre aux élèves de trouver « la confiance en soi et le bonheur » qui est, selon elle, « le plus beau programme de l’éducation nationale ».

Du point de vue de Nathalie Vermes, les élèves sont surtout « des êtres humains avant d’être des écoliers », raison pour laquelle ils ont besoin « d’amour, d’estime de soi, de confiance en soi et de bonheur », et ce, afin d’être « en état de recevoir des connaissances ». 

Bonheur

La pédagogie du bonheur en pratique 

Pour proposer une Éducation Nouvelle, Nathalie Vermes a mis en place une pédagogie basée sur une phase de transition où les élèves vont commencer la journée en racontant une histoire, en écoutant de la musique ou encore en observant un moment de silence.

Puis, l’élève va créer sa propre feuille de route, avant de passer par des exercices d’orthographe discutés pour créer un système d’entre-aide à la place de la fameuse dictée. Les élèves font aussi de l’auto-évaluation, tandis que l’enseignante ne met pas de notes pour mieux détecter les points forts et les points faibles des élèves. Mais surtout, les parents sont invités à s’impliquer en assistant aux cours et aux réunions pour créer une relation de confiance. 

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