Les fossiles sont les empreintes, la trace de la vie passée. La collecte de toutes les espèces d’un site permettra d’avoir une idée assez précise de la biodiversité de cette zone à l’époque géologique donnée. Elle pourra être très diversifiée, ou relativement pauvre. Corrélée à d’autres éléments tels que le type de sédiments contenant les fossiles, leur épaisseur, elle permettra d’avoir une idée assez précise du milieu – littoral, benthique- et même en étudiant la composition des carbonates constituant le test (la coquille) de déterminer le taux d’oxygène et le climat.
Cette biodiversité passée est illustrée par l’étude de deux sites : Les Amognes, situées au sud est de Nevers à l’époque du bathonien inférieur, soit -167Ma (voir pdf) Les sédiments calcaro-marneux indiquent que la faune y vivait dans une mer peu profonde (environ 30m, ce qui sur un millions d’année autorise des fluctuations de niveau et donc des partie émergées), dans un climat tropical. Cette faune peut être différente de celle du sud de la France à la même époque, le massif central émergé et entouré de mers peu profondes limitant les migrations.
Le site de la déchetterie de Vesoul à Vaivre daté du Pleinsbachien, soit – 189Ma (Pdf) Faune beaucoup moins riche, dans des sédiments marneux montrant un dépôt détritique beaucoup plus important.
Cette biodiversité à souvent été l’objet de réductions drastiques dues à des phénomènes violents qui auront un impact fort en empoisonnant l’air et l’eau de mer, et en les acidifiant. Cinq de ces phénomènes sont identifiés, avec des impacts sur la faune allant de 70 à 90% (PDF) Qu’il s’agisse de phénomènes volcaniques (point chaud générant des trapps pendant 500 000 ans ou fracturation de la Pangée), ou venant de l’espace tel la météorite qui causera la disparation des dinosaures et l’avènement des mammifères, ils auront toujours un impact fort sur le climat et la température en enveloppant la terre d’une couche de poussières et de SO2 réfléchissant les rayons du soleil. Flore et plancton en subiront immédiatement les conséquences (la météorite sera la cause de la disparition de 90% de la flore), brisant ainsi le début de la chaine alimentaire. Des évènements futurs similaires auraient le même impact.
Ce qui est extraordinaire, c’est que quasiment dans la foulée, la vie reprend de manière très rapide sa diversification.
Certains éléments peuvent donner une idée erronée de la biodiversité. (PDF) Tout ce qui est vivant n’est pas fossilisé. C’est rare pour les corps mous. L’érosion, le métamorphisme détruisent les fossiles. Le collecteur peu favoriser certaines espèces, par l’intérêt qu’il leur porte, leur beauté, ne pas s’intéresser aux petites choses.
Renseignements :
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Président : Daniel Gueneau
17 rue Gaston liegeard
21220 Fixin








